Obtenir une assurance emprunteur lorsqu’on présente un risque aggravé de santé est un défi que de nombreux emprunteurs connaissent au moment de financer un bien immobilier. Entre les surprimes, les exclusions de garanties et les refus purs et simples, le parcours peut sembler semé d’embûches. Pourtant, des solutions existent pour accéder à une couverture adaptée, à condition d’être bien accompagné.
Points clés
- L’assurance emprunteur pour les profils à risque aggravé de santé peut entraîner des surprimes importantes, des exclusions de garanties ou des refus de couverture.
- Le coût global de l’assurance est déterminé par des facteurs comme l’âge, le montant du prêt, sa durée et l’état de santé évalué via un questionnaire médical.
- La loi Lemoine simplifie l’accès à l’assurance en supprimant le questionnaire médical pour les prêts inférieurs à 200 000 € se terminant avant 60 ans.
- Le droit à l’oubli, réduit à cinq ans pour certaines pathologies, permet aux emprunteurs guéris de ne plus déclarer leurs anciens antécédents médicaux.
- La convention AERAS aide les personnes présentant des risques de santé graves à obtenir une couverture pour des prêts allant jusqu’à 420 000 €.
- Des courtiers spécialisés comme Corefi accompagnent les emprunteurs dans la constitution de leur dossier médical pour trouver des solutions adaptées en dehors des circuits bancaires classiques.
Comprendre les facteurs qui influencent le coût d’une assurance emprunteur en cas de risque aggravé de santé
Les éléments pris en compte dans le calcul de la prime d’assurance
Lorsqu’un emprunteur dépose une demande d’assurance emprunteur, l’assureur évalue plusieurs paramètres avant de fixer sa prime. L’âge, la durée du prêt, le capital emprunté et l’état de santé sont les critères centraux. Pour les profils standards, le taux d’assurance emprunteur en délégation oscille généralement entre 0,07 % et 0,42 %, contre 0,23 % à 0,70 % pour les contrats proposés directement par les banques. Ces écarts peuvent représenter plusieurs milliers d’euros sur la durée totale du crédit, l’assurance pouvant peser jusqu’à 35 % du coût global d’un prêt immobilier.
Pour les personnes présentant un risque médical, le calcul devient plus complexe. L’assureur peut décider d’appliquer une surprime, d’introduire des exclusions de garanties, voire de refuser la couverture. Une surprime de 0,40 % sur un capital de 200 000 € remboursé sur 20 ans représente ainsi un surcoût de 16 000 € par rapport aux 8 000 € d’un profil sans risque aggravé, soit deux fois plus.

L’impact du profil médical sur les tarifs proposés
Le questionnaire médical est l’outil principal utilisé par les assureurs pour évaluer le niveau de risque. Les pathologies qui compliquent le plus souvent la souscription regroupent notamment les cancers, les maladies cardiovasculaires, le diabète, la dépression, les pathologies neurologiques, respiratoires ou encore les antécédents d’AVC. À ces risques de santé s’ajoutent parfois des facteurs professionnels ou liés à la pratique de sports extrêmes.
Grâce à la loi Lemoine de 2022, certains emprunteurs peuvent toutefois éviter ce questionnaire : ceux dont le capital assuré est inférieur à 200 000 € et dont le prêt se termine avant leurs 60 ans n’ont plus à remplir de formalités médicales. Par ailleurs, le droit à l’oubli a été réduit à 5 ans pour les personnes guéries de certaines maladies, comme certains cancers, ce qui leur permet de ne plus déclarer leur antécédent après ce délai.
Comment Corefi accompagne les emprunteurs présentant un risque aggravé pour accéder à une couverture adaptée

Les solutions proposées pour faciliter l’accès à l’assurance emprunteur
Face à ces obstacles, Corefi se positionne comme un cabinet de courtage spécialisé dans l’assurance emprunteur pour les personnes à risque aggravé de santé. Fort d’une expertise de 20 ans dans ce domaine, Corefi accompagne les emprunteurs dont les dossiers sont refusés ou pénalisés par les circuits classiques. L’accompagnement proposé par Corefi comprend l’aide à la constitution de dossiers et la recherche de solutions adaptées à chaque profil médical.
La convention AERAS joue ici un rôle déterminant. Elle facilite l’accès à l’assurance pour les personnes présentant un risque élevé, et s’applique aux prêts inférieurs à 420 000 € pour des emprunteurs âgés de moins de 71 ans. Grâce à la délégation d’assurance, il est possible de choisir un contrat individuel hors banque offrant des garanties équivalentes, souvent à des conditions tarifaires plus avantageuses que celles du contrat groupe bancaire.

Le processus d’étude personnalisée du dossier médical
Le parcours de souscription suivi par Corefi s’articule en plusieurs étapes structurées : évaluation initiale du profil emprunteur, constitution du dossier médical, recherche active de solutions auprès des assureurs spécialisés, analyse comparative des propositions reçues, puis finalisation du contrat. Les garanties décès invalidité peuvent varier selon les profils : certains dossiers aboutissent à une couverture décès uniquement, tandis que d’autres permettent d’obtenir également des garanties d’invalidité et d’arrêts de travail.
Cette approche sur mesure est particulièrement précieuse pour les emprunteurs dont le profil médical complexe nécessite une analyse approfondie. En mobilisant une connaissance fine du marché de l’assurance crédit et des mécanismes réglementaires comme la convention AERAS ou la loi Lemoine, Corefi permet à ses clients de ne pas renoncer à leur projet immobilier face aux refus ou aux surcoûts imposés par les assureurs traditionnels.
